Programme alimentaire territorial

Prévu dans la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt, le projet alimentaire territorial a pour objectif de
structurer l'économie agricole et de mettre en œuvre un système alimentaire territorial. Sur la base d’un diagnostic partagé, 160 acteurs ont contribué à la définition des enjeux et à d'un programme opérationnel pour la période 2019 – 2025.

Faciliter les achats locaux

Le programme alimentaire tel qu'il a été pensé participe à la consolidation de filières territorialisées, à la lutte contre le gaspillage et la précarité alimentaires et au développement de la consommation de produits issus de circuits courts, en particulier relevant de la production biologique.


Ils s'appuie sur un diagnostic partagé de l'agriculture et de l'alimentation sur le territoire et la définition d'actions opérationnelles visant la réalisation du projet.

Après neuf mois de travail, les enjeux et les orientations du programme alimentaire territorial (PAT) ont été approuvés à l'unanimité par les membres du Conseil communautaire. Dans l’attente d’une labellisation officielle, les acteurs impliqués dans notre système alimentaire s’apprêtent à s’engager par écrit jusqu’en 2025. Voici expliqués leurs cinq grands objectifs.

Il s’agit là de collaborer pour que tout le monde, quels que soient l’âge, les ressources, le lieu de résidence..., sache et puisse mieux consommer. Cette résolution passera par des étapes indispensables d’information et de sensibilisation pour que chacun se mue en "consom’acteur" et ambassadeur du bien manger. Il sera question d’orienter le plus grand nombre vers des pratiques alimentaires économiques, bonnes pour la santé et moins impactantes pour l’environnement.


C’est ainsi que des potagers devraient fleurir dans les écoles et dans les quartiers, qu’agriculteurs et particuliers pourraient faire don de leurs produits via des frigos partagés, que les menus des restaurants collectifs pourraient être composés de davantage de produits locaux et issus de l’agriculture biologique…

Pour ce point, des mesures incitatives devraient être proposées aux agriculteurs afin qu’ils s’engagent dans des démarches agro-écologiques (plus naturelles, plus économes en énergies…), qu’ils soient plus nombreux à valoriser leurs bio-déchets et que, des champs à nos assiettes, le gaspillage alimentaire soit maîtrisé… Et ce ne sont là que quelques exemples. Les acteurs du PAT mettront également un point d’honneur à soutenir le développement de l’agriculture biologique.

Difficile de consommer local si on ne sait pas ce qui est produit chez nous. Ail de Locon, échalote de Busnes, fraises de Violaines, poireaux de Verquin… ces productions participent à l’identité et à l’attractivité du territoire ou plutôt du terroir. En plus d’orienter les habitants vers les points de vente de proximité, il conviendra de promouvoir notre gastronomie lors d’évènements touristiques, sportifs et de loisirs.

L’objectif est de favoriser l’implication des producteurs dans les boucles alimentaires locales et de les éloigner peu à peu des circuits agroalimentaires nationaux voire internationaux. Pour cela, il faudra assurer le maintien des exploitations légumières et des commerces alimentaires de proximité (points de vente, marchés)… et surtout de le faire savoir car seules les habitudes d’achat des habitants donneront du poids au tissu commercial et artisanal face à la grande distribution.

Pour faire « court » : afin que la mise en oeuvre du PAT soit durable et efficace, il faudra veiller à ce que chacun sache ce qu’il doit faire, analyser et ajuster au besoin les actions lancées et essaimer les bonnes pratiques. Il faudra mobiliser des partenaires, impliquer des acteurs publics et privés, agiter de nouvelles énergies… c’est en cela que s’engagent les signataires de la charte dans ce dernier point.