Milieux aquatiques et prévention des inondations

Afin de répondre à une exigence de qualité écologique des cours d’eau et de lutte contre les inondations, la Communauté d’agglomération intervient sur 428 km de rivières. Elle s’engage également à la mise en œuvre de plans de restauration et d’entretien sur les cours d’eau.

L’objectif est de permettre à ces cours d’eau d’atteindre un bon état écologique par des travaux de restauration du lit et des berges privilégiant les techniques naturelles (par exemple fascinage, plantations d’hélophytes et d’espèces adaptées). Les cours d’eau et leurs berges forment un écosystème qui évolue continuellement et nécessitent des interventions régulières ainsi que des contrôles.

Plus de 400 km à entretenir

Toute intervention sur un cours d’eau entraîne des conséquences pour l’ensemble de celui-ci. Il est donc essentiel de la prendre en considération dans sa globalité : l’amont et l’aval, les rives droite et gauche. Le service communautaire compétent a dans ses missions la gestion et l’entretien des berges de l’essentiel des cours d’eaux (ex. la Clarence, la Brette, la Biette, la Loisne, la Méroise, la Lacquette, le Grand Courant...). Il intervient sur le domaine public et parfois, en partenariat avec les propriétaires, sur le domaine privé. Des contrats avec des associations de réinsertion sont conclus pour l’entretien léger de certains cours d’eau.

Riverains, vous avez obligation d’entretien des cours d’eau

Chaque propriétaire riverain d’un cours d’eau non domanial est tenu à son «entretien régulier» (article L. 215-14 du Code de l’environnement). Pour autant, vous n’êtes pas libre d’entreprendre ce que vous voulez. Cet entretien doit laisser libre l’écoulement des eaux tout en favorisant le bon développement de la faune et de la flore dans et aux abords du cours d’eau. Vous êtes tenu de retirer les débris et autres amoncellements végétaux, flottants ou non, de couper et d’élaguer la végétation des rives.

Le rat musqué, vous connaissez ?

L’Agglomération prend toute sa part dans la lutte contre ce rongeur redoutable qui fragilise dangereusement les berges. Elle dispose de deux piégeurs professionnels, et subventionne aussi le GDON local (Groupement de défense contre les organismes nuisibles).
Les piégeurs communautaires organisent des tournées régulières dans toutes les communes du territoire, le long de ses quelque 420 km de cours d’eau. Les pièges sont uniquement mécaniques, les appâts toxiques sont interdits.
 

Les piégeurs communautaires sont régulièrement appelés pour aider des particuliers à se débarrasser de rongeurs qui s’avèrent être des rats gris communs. Il faut le savoir : ce n’est pas là leur mission ! Reconnaître les deux espèces est assez facile. Le rat musqué est en moyenne 2 fois plus grand et 2 fois plus gros que le rat commun. Son pelage est brun et sa longue queue, aplatie, ce qui lui permet de nager tout à son aise.