Qui a dit qu’être porteur de handicap(s) en est un ?

Agglomeration

Convaincue de l’importance des arts dans le plein développement et l’épanouissement des individus, la Communauté d’agglomération déploie différents moyens pour rendre accessible à tous et sans discernement les pratiques culturelles.

Nous avons rencontré un groupe d’enfants qui goûtaient aux plaisirs du cirque. Nous avons donc poussé, non pas (encore) la toile d’un chapiteau mais la porte de la salle de jeux du groupe scolaire Marcel-Lejosne à Richebourg.

Là, les treize élèves de la classe ULIS (unité localisée pour l’inclusion scolaire) de Marianne Deschamps suivaient leur premier cours d’initiation au cirque sous les instructions de Max, l’un des « maîtres » circassiens de Cirqu’en cavale.

La séance commença par un petit échauffement. Après quoi les enfants imitèrent le  déplacement d’animaux avant d’enchaîner sur un petit porté et finir en équilibre sur le basculo ou le rouleau américain. L’air de rien, en 1 heure 30, ils venaient de découvrir les grandes activités du cirque : jeu d’acteur, acrobaties et équilibre…

Révéler des talents cachés

Quels sont les intérêts du cirque pour ces enfants ? Nous n’avons pas pu interroger Max, trop occupé à prodiguer son savoir, mais nous les avons trouvés sur le site de  son école : dépassement de soi, persévérance, maîtrise de son corps, coopération...

Et la professeure de nous préciser : « Les enfants présentent des troubles du langage et de l’apprentissage voire pour certains de psychomotricité. Participer à un atelier comme celui-ci participe à la cohésion du groupe. Ensuite, c’est l’occasion pour ces élèves, fréquemment en situation d’échec, de se rendre compte qu’ils sont capables de faire de belles choses... et de le montrer.

Ils découvrent du vocabulaire nouveau, doivent être attentifs aux consignes, etc. C’est pour eux un bel effort de concentration. Et, voyez leurs sourires, ça leur plaît beaucoup ! »

Pendant que Marianne finit de nous convaincre que les pratiques artistiques sont bénéfiques au développement de ses élèves et qu’elle multiplie les projets avec l’Agglo (danse, poésie, chorale), Melissa, Anaïs, Enzo et consorts s’encouragent joyeusement. Ce n’est pas encore de la haute voltige mais il leur reste six séances pour se perfectionner.

Ils présenteront leurs acquis devant un vrai public lors du festival les Petits Bonheurs qui se déroulera du 29 mai au 5 juin. Nous y reviendrons.