La FSA au top de la recherche appliquée

Economie

On entend (trop) souvent dire que l’école, l’université particulièrement, est déconnectée des (besoins des) entreprises - des collectivités comme la nôtre pour le coup. La preuve par deux du contraire avec les projets menés par des étudiants de la faculté des sciences appliquées de Béthune.

Ces deux projets s’inscrivent dans le cadre du partenariat noué de longue date entre la Communauté d’agglomération et l’Université d’Artois (1).

Dans le premier, il s’agissait, pour des étudiants en Master 2 génie civil « bâtiment  durable, efficacité énergétique » (BDEE), d’imaginer un avenir à l’écoquartier des  Alouettes en voie de réhabilitation par l’Agglomération ; dans le second, d’aider celle-ci à trouver les meilleures solutions pour recharger les véhicules électriques. Cette fois, ce sont deux étudiants en Master 2 en électronique, énergie électrique, automatique (EEEA, spécialité « efficacité énergétique industrielle ») qui sont impliqués. Un partenariat gagnant-gagnant dans les deux cas.

L’écoquartier tel qu’ils l’ont rêvé

S’il était fictif, l’exercice demandé aux étudiants en Master 2 BDBE n’en était pas moins aussi compliqué que le cahier des charges imposé à des architectes, urbanistes et ingénieurs de haut vol : transformer les quelque 15 000 m2 des halles de l’ex-site Plastic Omnium de Bruay-La-Buissière en un espace convivial de travail, de loisirs, de vie, comprenant des constructions exemplaires tant en qualités énergétiques qu’environnementales par le recours à des matériaux écologiques, aux énergies renouvelables, à l’éclairage naturel, etc.

Un véritable défi superbement relevé par ces étudiants – les propositions sont bluffantes d’originalité – et une forme de test grandeur nature pour l’Agglomération actuellement occupée à rechercher des maîtres d’œuvre qui auront la charge de  proposer leurs visions de transformation réelle du site.

Le REVE deviendra-t-il réalité ?

REVE. Comprenez « recharge écologique des véhicules électriques » – ceux de l’Agglomération mais pas que –, Agglomération qui a confié ce projet de recherche au LSEE (laboratoire systèmes électrotechniques et environnement) de la FSA, aux enseignants et étudiants du Master EEEA plus précisément.

L’objectif principal est là d’utiliser les énergies vertes pour recharger les 22 véhicules communautaires actuels (plus à terme, la part électrique devant représenter 80 % de son parc automobile).

L’idée générale est d’utiliser des panneaux photovoltaïques (solaires) et une éolienne  pour produire l’énergie électrique nécessaire, qui pourra, en fonction des conditions météo (absence de soleil et/ou de vent...), être stockée afin d’amoindrir autant que possible le recours au réseau.

On le comprend, il s’agit d’avoir l’énergie la plus écologique et la plus économique  possible, qui plus est dans une installation qui pourra être dupliquée n’importe où, chez le particulier y compris.

Autre point à ne pas négliger, REVE, s’il devait être déployé, pourrait profiter à  l’industrie locale. Par exemple, récupérer des batteries ou produire des éoliennes, on sait faire sur le territoire.

On en saura plus sur la réalité que prendra REVE en milieu d’année prochaine.

1 - Une autre mission est confiée au laboratoire de génie civil et géo-environnement de la FSA dans le cadre de la réhabilitation du centre d’affaires Fleming, à Béthune.

Pour tout savoir des formations proposées à la FSA, cliquez ici : http://www.univ-artois.fr/L-universite/UFR-et-IUT/Sciences-Appliquees