Et si on mangeait local ?

Economie

Consommer des aliments de qualité issus d’une production locale. Serait-ce un vœu pieux ? Aujourd’hui, les élus communautaires souhaitent lever les freins au développement des circuits courts et de l’approvisionnement local et entendent donner de la place à une agriculture de proximité et respectueuse de l’environnement. Explications…

Si on en croit les bruits des marchés, il semblerait que les attentes en matière d’alimentation locale soient dictées par des considérations de santé et de proximité. D’un côté, les consommateurs ont une envie croissante de manger mieux et local. De l’autre, les producteurs agricoles souhaitent voir leur métier revalorisé. Des désirs entendus des pouvoirs publics puisque les collectivités locales disposent désormais d’objectifs précis inscrits dans la récente loi « pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous ».

La Communauté d’agglomération n’ayant pas attendu ce cadre juridique pour mener des expériences, en partenariat notamment avec Aprobio et la chambre régionale d’agriculture, s’attelle aujourd’hui à élaborer son Programme alimentaire territorial. Une démarche mobilisant les entreprises agricoles et agroalimentaires, les artisans, le monde de la restauration collective et les habitants du territoire autour d’un projet commun.

Favoriser les circuits courts

Consommer local et de saison est bénéfique pour la santé et l’environnement. Sachant que 30 % des exploitants du territoire pratiquent la vente directe (circuits directs), une offre existe et pourrait encore se développer. En plus de répondre aux attentes du consommateur, il apparaît essentiel que la restauration collective bénéficie aussi de produits de qualité et de proximité. Les premiers visés seront les restaurants scolaires ainsi que les entreprises, administrations, etc.

Favoriser l’évolution durable des pratiques

Dans le droit fil de la volonté de l’Agglomération d’insuffler des démarches en faveur du développement durable, il s’agit de contribuer à la réduction des consommations d’énergies directes (fioul, électricité...) et indirectes (fertilisants, alimentation animale...) des exploitations, mais aussi d’aider au maintien des milieux bocagers ou humides, à la lutte contre l’érosion des sols au développement de nouvelles pratiques encore plus respectueuses de l’environnement et des terroirs...

Voilà, dans les grandes lignes, comment la collectivité entend maintenir et développer un secteur économique important tout en favorisant une meilleure alimentation de la population. Et vous pouvez y participer.


Donnez votre avis !

Qualité. Proximité. Santé. Avenir des enfants. Budget. Environnement. Filière agricole... On a chacun nos raisons de manger local. L’Agglomération interroge les habitants sur leurs habitudes alimentaires pour mieux cerner les enjeux qui permettraient de redynamiser les circuits courts. Les données collectées permettront de construire collectivement le Projet alimentaire territorial. Tout reste encore à imaginer, avec vous, votre participation est donc importante. Dix minutes suffisent pour répondre à ce questionnaire : https://fr.surveymonkey.com/r/alimentationBethuneBruay