Collecte des déchets : des changements attendus en 2013

Environnement

Artois Comm. gère la collecte et le traitement des déchets de tout un chacun depuis sa création, pour un coût moyen de 100 euros par an et par habitant. Pour autant, l’Agglomération n’a mis en place, pour l’instant, ni redevance, ni taxe d’enlèvement des déchets ménagers qui permettent de faire participer ses habitants à ce coût. Dix ans après sa création, revenir sur l’organisation du service s’avérait utile.

Chacun pourra constater que la masse de déchets est de plus en plus importante à gérer, malgré toutes les mesures prises pour inciter à moins jeter - politique d’achats responsables, incitation au compostage domestique,...

Confrontée à l’explosion des coûts de gestion de ces déchets, à la diminution des recettes issues de l’activité économique, ainsi qu’à des changements réglementaires, Artois Comm. a donc lancé une vaste étude destinée à dégager des orientations qui permettent d’améliorer la collecte des déchets des ménages. Les conclusions de cette étude ont été approuvées par le Conseil communautaire le 9 mai, et entreront en vigueur progressivement à partir de 2013.

Améliorer la sécurité des personnels

Les agents chargés du ramassage des déchets des 90 000 foyers exercent un métier pénible, susceptible d’occasionner des accidents du travail et des maladies professionnelles pénalisantes, dans un environnement - la route - lui-même accidentogène.

La Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés a donc émis un certain nombre de “ recommandations ” qui imposent de modifier la façon dont sont collectés les déchets.

Ainsi, l’usage de sacs et de caissettes est proscrit, ce qui amènera Artois Comm. à devoir doter tous les foyers de bacs roulants, qui permettent d’utiliser les lève-conteneurs des camions. Par contre, cela conduit à ne plus pouvoir collecter le verre en porte à porte.

Sur un autre plan, il convient d’éviter toute manoeuvre pouvant mettre en danger la sécurité des personnels sur la voirie. Les tournées doivent donc être réaménagées pour supprimer toute marche arrière des véhicules, ainsi que toutes les manœuvres dangereuses ; des “ points de regroupement ” aux entrées des impasses devront ainsi être progressivement réalisés.

Optimiser le remplissage des conteneurs

L’étude menée a également permis de vérifier qu’un certain nombre de conteneurs n’étaient pas pleins à 100 %, ou n’étaient pas sortis toutes les semaines. Les emballages ménagers (cartons, papiers-magazines, emballages divers) ne génèrent pas de problèmes d’odeurs. Par conséquent, il a été proposé de ne collecter les emballages qu’une semaine sur deux – des conteneurs plus grands pourront le cas échéant être mis à disposition -, les “ ordures ménagères” continuant à être collectées chaque semaine.

Sur un autre plan, on constate que si les déchetteries sont très bien fréquentées, certaines habitations s’en trouvent encore éloignées, ce qui pourrait décourager certains habitants de s’y rendre ; il est donc prévu d’en construire deux nouvelles.

Pas de révolution, mais des évolutions significatives

Au final, appliquer les recommandations de la Caisse d’assurance maladie et des simples mesures de bon sens conduisent à définir un certain nombre de mesures qui seront progressivement mises en place :

équiper chaque foyer de bacs roulants pour les ordures ménagères comme pour les emballages ;

aménager des points de regroupement pour éviter marches arrière et manœuvres dangereuses des véhicules ;

continuer à collecter les ordures ménagères chaque semaine, mais les emballages une semaine sur deux ;

multiplier le nombre de conteneurs à verre pour remplacer la collecte en porte à porte, plus coûteuse, plus dangereuse, et surtout pour laquelle sacs et caissettes sont désormais interdites ;

construire deux nouvelles déchetteries.

Ces modifications seront progressivement mises en place à partir de l’année prochaine. Nous y reviendrons en temps utiles