Pour des rivières propres et paisibles

Environnement

Les chantiers d’entretien et de restauration des cours d’eau se multiplient. S’ils contribuent à une amélioration des écosystèmes, des paysages, ils ont aussi, d’abord, pour finalité d’éviter les inondations.

La compétence Gemapi, pour gestion des milieux aquatiques et prévention des risques d’inondations, est du seul ressort de l’Agglomération depuis le 1er janvier 2018 (ce qui n’exonère pas les riverains de leurs obligations). Cette gestion passe par des opérations d’entretien courant et des plans de restauration écologique.

Les débordements sont notamment dus à l’accumulation de déchets divers, de branches voire d’arbres entiers tombés qui empêchent le bon écoulement des rivières. Il s’agit donc de le rétablir par des opérations d’enlèvements, de fauchage, d’élagage, de nettoyage… Des travaux, manuels souvent et astreignants – il y a 423 km de cours d’eau à nettoyer régulièrement.

Ils sont assurés en propre par les services communautaires (24 agents) et/ou quatre associations d’insertion : Aviee (Association à vocation d’insertion par l’environnement et l’énergie) sur le secteur Béthune-Bruay, Réagir sur le Bas-Pays, Noeux Environnement entre les deux et Chemin vers l’emploi sur le secteur Lillers-Isbergues.

Un partenariat doublement utile puisqu’il permet de confier des missions d’intérêt général à des personnes éloignées de l’emploi.

La restauration écologique passe, elle, par des opérations de défense des berges utilisant des techniques naturelles : enrochement, clayonnage (murets de branchages, de fascines) voire par la mise en place d'abreuvoir en retrait du cours d'eau ou de « pompes à nez » pour l'abreuvement du bétail comme récemment réalisé à Gauchin-le-Gal : l’eau n’est ainsi plus perturbée, polluée…

Tout le territoire est concerné

Les chantiers menés ou à mener cette année sont très nombreux d’un bout à l’autre du territoire : sur la Brette à Gauchin-le-Gal et Caucourt, sur la Lawe à Gosnay (en vue de la création d’une zone d’expansion des crues), à Fouquières, Béthune et Vieille Chapelle, sur le courant des Wattines à La Couture, la Nave à Lespesses (2 chantiers différents), sur la Lawe aval à Essars, Locon, La Couture et Vieille-Chapelle, sur le Grand Courant à Lorgies, etc.

Ces opérations nécessaires ont un coût important : près de 1,43 million d’euros en tout, dont un budget annuel de 667 905 € pour les travaux courants et complexes réalisés ou à réaliser par les quatre associations d’insertion. R


Riverains, vous avez des obligations ! Chaque propriétaire riverain d’un cours d’eau non domanial, ce qui est le cas de la plus grande majorité, est tenu au maintien de l’écoulement par son entretien régulier (article L. 215-14 du Code de l’environnement). Le propriétaire concerné n’est pour autant pas libre d’entreprendre ce qu’il veut. L’entretien doit laisser libre l’écoulement des eaux tout en favorisant le bon développement de la faune et de la flore dans et aux abords du cours d’eau. Il est tenu de retirer les débris et autres amoncellements végétaux, flottants ou non, de couper et d’élaguer la végétation des rives. Attention : les gros travaux, comme le renforcement des berges, nécessitent l'autorisation des services de l’État. Pour en savoir plus, consultez le guide ci-dessous.

 

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