Espaces verts : des communes volontaires pour agir autrement

Environnement

Depuis le 1er janvier 2017, l’usage des produits phytosanitaires dans les espaces verts publics n’est plus autorisé, sauf rares exceptions. L’Agglomération incite les communes à aller plus loin…

Inscrite dans les actions du projet « territoire à énergie positive pour la croissance verte » (TEPCV), l’accompagnement des communes à la réduction des produits phytosanitaires (de traitement chimique des plantes) s’est élargi à une transition plus écologique encore : la « gestion différenciée ».

Elle se traduit, par exemple, par un désherbage manuel et le recours au paillage (plutôt qu’aux désherbants toxiques), des tontes de pelouse moins fréquentes, la plantation de vivaces et/ou de prés fleuris...

Un appel à candidatures a été lancé pour sélectionner les communes qui désirent être accompagnées dans des phases de transition des pratiques d’entretien des espaces publics, en particulier pour apporter une solution aux problèmes de désherbage. Billy-Berclau, Caucourt, Hinges, Rebreuve-Ranchicourt et Violaines y ont répondu favorablement.

Cet ensemble de communes permet de constituer un panel représentatif en termes de situation géographique (rurale, périurbaine, urbaine), de population, de moyens financiers, humains et matériels, ou encore de prise de conscience des valeurs écologiques. Ces communes constituent la base d’un futur réseau sur le territoire et pourront témoigner de leurs propres expériences des méthodes alternatives.

Quels intérêts à supprimer les phytosanitaires ?

Protéger les ressources en eau

Agir en faveur de la santé publique

Préserver la biodiversité (les abeilles, les oiseaux...)

Améliorer le cadre de vie


L’accompagnement de l’Agglomération repose sur trois bases :

> un appui technique sur l’établissement d’un plan de gestion différenciée communal inventoriant les espaces gérés. Des préconisations seront faites pour chaque site avec des conseils pour faciliter si possible l’entretien et apporter une plus-value en termes de paysage et de biodiversité. Ces plans de gestion seront réalisés par les écogardes.

> Un soutien financier alloué pour l’acquisition de matériel en adéquation avec la transition vers une gestion différenciée. La Communauté d’agglomération a mandaté le bureau d’études Crayon vert pour aider ces communes à faire le meilleur choix possible en fonction de leurs besoins et des problèmes rencontrés sur le terrain. Une enveloppe de 55 000 € a été prévue pour le financement de l’opération.

> Des moyens de formation et de sensibilisation sont également proposés afin de permettre aux communes d’informer leur population sur les méthodes alternatives qui seront mises en place.